Les USA mettent la pression sur le président du Venezuela Nicolàs Maduro

Après avoir mis la tête du président vénézuélien à prix pour 50 millions $ soit la plus importante jamais proposée par Washington. Voici que le gouvernement de Donald Trump  a saisi l’équivalent de plus de 700 millions de dollars d’avoirs liés au président vénézuélien Nicolas Maduro. Consistant à deux avions de luxe, plusieurs maisons, un manoir en République Dominicaine, quelques manoirs en Floride, une écurie, neuf voitures, ainsi que des millions en bijoux et en espèces.

On savait que depuis des années, des tensions existaient entre l’héritier d’Hugo Chavez et les différents gouvernement successifs des USA. Cette fois, le bras de fer se durcit entre Nicolàs Maduro, président de la République Bolivarienne et Washington.

Les États-Unis ont annoncé jeudi avoir doublé à 50 millions de dollars (près de 43 millions d’euros) la prime pour l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro, inculpé par la justice américaine de trafic de drogues. Son inculpation par la justice américaine remonte à 2020, à la fin du premier mandat de Donald Trump. Le président vénézuélien est accusé de diriger ou de participer à un cartel ayant expédié des centaines de tonnes de drogue vers les États-Unis, en lien avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), considérées par Washington comme une organisation terroriste.

Cette inculpation, notamment pour participation et complicité de « narcotrafic » international, remonte à 2020, à la fin du premier mandat de Donald Trump. Selon Pam Bondi « 30 tonnes de cocaïne associée à Maduro et à ses complices » avaient été saisies. Ce stock aurait été mélangé à du fentanyl, un puissant opiacé provoquant des ravages aux États-Unis, et distribué via plusieurs organisations criminelles, dont le gang vénézuélien Tren de Aragua, les cartels mexicains et le Cartel de los Soles

L’accusation qui lie Maduro au trafic de drogue a été contredite par Diosdado Cabello, le ministre vénézuélien de l’Intérieur et de la Justice, qui a affirmé que le Cartel des Soleils ou « Cartel de los Soles » était une « invention » des États-Unis. Diosdado Cabello ainsi que d’autres officiels proches de Maduro ont été accusés par les États-Unis de divers délits. Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil, a accusé Pam Bondi de « monter un cirque médiatique pour complaire à l’extrême droite vénézuélienne » et de chercher à détourner l’attention d’un « complot terroriste » déjoué dans la capitale.

D’autant que sa réélection en janvier pour un 3e mandat n’avait pas été reconnue par Washington et jusqu’à présent d’ailleurs. En effet, le 10 janvier dernier, dix jours avant l’investiture du président Donald Trump, le gouvernement du démocrate Joe Biden avait dénoncé le « simulacre » et le caractère « illégitime » de l’investiture de Nicolás Maduro, réélu six mois plus tôt à un troisième mandat, pour six ans. Le secrétaire d’État d’alors, Antony Blinken, et le Trésor américain avaient imposé de nouvelles sanctions au Venezuela, portant de 15 à 25 millions de dollars la récompense pour toute information permettant de traduire en justice le dirigeant vénézuélien et son ministre de l’Intérieur pour « trafic de drogue et corruption ».

Le président américain veut évincer Maduro du pouvoir et asphyxier économiquement le Venezuela, il a notamment durci l’embargo pétrolier. Mais il a aussi autorisé le géant pétrolier Chevron à opérer de manière limitée au Venezuela et négocié la libération d’Américains détenus dans le pays. Le gouvernement de Nicolás Maduro dénonce, lui, de longue date une ingérence des États-Unis dans les affaires vénézuéliennes.

Delcy Rodríguez, la vice-présidente exécutive du Venezuela, a engagé les pays d’Amérique latine à s’unir face à ce qu’elle a qualifié de « menaces directes d’intervention militaire » des États-Unis, après que Trump ait suggéré d’envoyer des troupes pour lutter contre les cartels de la drogue dans la région afin de protéger sa nation. Les États-Unis reconnaissent Edmundo González Urrutia de la Plateforme démocratique unitaire (PUD) comme le président élu du Venezuela.

Les États-Unis ont confisqué 700 millions de dollars de biens appartenant à Nicolás Maduro

Cette fois, les autorités US frappent un grand coup contre Nicolàs Maduro en opérant des saisies de biens présumés mal acquis. La procureure Fédérale Pam Bondi a annoncé que son Gouvernement avait saisi un total de 700 millions de dollars d’actifs appartenant au président vénézuelien.

Parmi les biens saisis par le gouvernement américain se distinguent :Villa La Caracola, une villa face à Playa Juanillo à Cap Cana, République Dominicaine, évaluée à 18 millions de dollars. La propriété comprend :Plus de 3 000 m² habitables sur un terrain de 6 000 m².Neuf chambres, dix salles de bains, piscine à débordement, héliport, spa privé, salle de sport et accès exclusif à des services de luxe.

Plusieurs résidences en Floride, situées dans des zones exclusives comme Coral Gables et Sunny Isles Beach, acquises par l’intermédiaire de prête-noms comme Samark López Bello, opérateur financier du chavisme.

La saisie comprend également :Deux avions privés de modèles Gulfstream G550 et Learjet 60.Neuf véhicules de luxe, dont Rolls-Royce, Bentley et Lamborghini.Une ferme de chevaux pur-sang à Ocala, en Floride, équipée d’écuries climatisées et d’une piste d’entraînement professionnelle.

Par ailleurs ont été saisis des millions de dollars en bijoux, y compris des diamants, des émeraudes et des montres de marques telles que Patek Philippe, Audemars Piguet et Richard Mille. De grandes sommes d’argent liquide, stockées dans des coffres privés et des comptes offshore.

Le président américain veut évincer Maduro du pouvoir et asphyxier économiquement le Venezuela, il a notamment durci l’embargo pétrolier. Mais au mois de juillet, Washington a de nouveau autorisé le géant pétrolier américain Chevron à opérer au Venezuela. Une décision qui devrait apporter une bouffée d’air frais à l’économie vénézuélienne,