Selon une information du « Parisien », l’ancien procureur de Pointe-à-Pitre serait soupçonné pour des faits présumés de viol et violences. Patrick Desjardins haut magistrat actuellement en poste comme inspecteur général au ministère de la Justice, a été placé en garde à vue ce mardi 1er juillet vers 8h30 dans les locaux du commissariat des 5e et 6e arrondissements de Paris.
Patrick Desjardin, ancien magistrat et procureur de la République, qui a notamment été en poste en Guadeloupe jusqu’à très récemment a été placé en garde à vue ce mardi matin aux alentours de 8h30, dans les locaux du commissariat de police des 5 et 6ème arrondissements.
Selon les informations du Parisien : , il serait soupçonné de viol et violences sur une jeune femme avec laquelle il entretient une liaison et qui travaillerait à l’Ecole de la magistrature. En état de choc, le haut magistrat a été transféré à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (I3P). À ce stade, aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur la suite de la procédure.
Inspecteur général au ministère de la justice depuis 2023, le magistrat a occupé auparavant durant trois ans et demi le poste de procureur de la république à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Patrick D a fait une partie de sa carrière sur l’île qu’il avait déjà connue comme substitut en 2004.
Un procureur vent debout contre les violences conjugales et intrafamiliales :
Comme le rappellent nos confrères parisiens, lorsqu’il était en poste en Guadeloupe, outre le règlement des affaires de délinquance et criminalité, Patrick Desjardin, s’était illustré par son engagement dans la lutte contre les violences intrafamiliales durant son mandat en Guadeloupe. En juin 2021, il co-signait avec son homologue de Basse-Terre un communiqué appelant à davantage de moyens pour traiter efficacement ces affaires, soulignant que « la lutte contre les violences conjugales est une priorité majeure des procureurs de la République« . C’est notamment le suivi de ce dossier qui avait valu au magistrat sa promotion comme inspecteur à la chancellerie. Il est aujourd’hui mis en cause dans une affaire de ce type, même s’il reste présumé innocent.

Emeutes anti-vaccinales et l’affaire dite « des Grands Frères »
Durant sa mandature, l’homme de loi avait également dû faire face aux conséquences de la crise sanitaire de la Covid et des effets sociaux qu’elle avait entraînés avec, notamment, le mouvement des personnels de santé opposés à la vaccination. Un mouvement qui avait été la mèche d’une explosion de protestation un peu partout en Guadeloupe et singulièrement à Pointe-à-Pitre où des pillages avaient eu lieu.
Pour lui, « ces scènes de violence avaient été parfaitement planifiées et organisées« , avec l’implication active d’un fonctionnaire de police. Fort de ces suspicions, alors procureur de Pointe-à-Pitre, il s’était dessaisi du dossier dit “des Grands Frères” au profit de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Fort-de-France, suspectant une association de malfaiteurs et des extorsions en bande organisée. Finalement, après trois ans d’investigations, une dizaine de protagonistes a simplement été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Fort-de-France, pour un procès qui devrait se tenir du 26 janvier au 10 février 2026.
À cette heure-ci, aucune déclaration officielle n’a été formulée par le ministère de la Justice concernant cette affaire. Pour rappel, Patrick Desjardins demeure présumé innocent tant que sa culpabilité n’a pas été établie par une décision de justice.
