« Gwada négatif  » le nouveau groupe sanguin découvert chez une Guadeloupéenne.

C’est une nouvelle avancée dans le monde de la recherche. Les chercheurs de l’établissement français du sang ont fait une découverte assez rare. Ce groupe sanguin appelé, « Gwada négatif » a été nommé ainsi en référence à la patiente d’origine guadeloupéenne chez qui il a été détecté. Pour l’instant, elle est l’unique patiente au monde chez qui ce rhésus a été diagnostiqué.


C’est une nouvelle avancée dans le monde de la recherche. Des chercheurs français viennent de découvrir un nouveau système de groupe sanguin. La nouvelle a été relayée par l’ensemble de la presse locale et nationale. Ce dernier, ultra-rare, découvert par les scientifiques de l’EFS, a été appelé « Gwada négatif ». Une référence à la patiente d’origine guadeloupéenne qui en est l’unique porteuse au monde. Mais cela peut concerner d’autres personnes, comme l’explique Thierry Peyrard, biologiste médical à l’EFS et spécialiste des groupes sanguins rares : « Cette patiente est toute seule au monde à ce jour mais maintenant qu’on connaît ce nouveau groupe sanguin rare, on a les moyens de le rechercher et d’espérer trouver d’autres personnes compatibles. »

La classification A,B,O avec rhésus positif ou négatif est la première à avoir été découverte en 1900, mais en 125 ans, la recherche a révélé l’existence d’autres systèmes, celui-ci est le 48e et l’on recense à ce jour près de 400 sous-groupes différents. C’est donc une grande découverte scientifique nationale. Cependant, cette particularité peut toutefois desservir la personne. Si elle s’avérait avoir besoin de sang, elle devrait trouver un donneur compatible.

En effet, les chercheurs français ne savent pas si les personnes porteuses de ce nouveau groupe sanguin sont compatibles avec les autres groupes sanguins. Cette question de compatibilité est vitale, car utiliser des poches de sang incompatible peut avoir des conséquences graves pour ces patients, comme l’indique Thierry Peyrard.

Pour la petit information, pour qu’un sang soit rare, il doit être retrouvé chez moins de quatre personnes sur 1.000. On estime qu’en France 700.000 personnes possèdent un groupe sanguin rare. Il est ainsi important d’identifier ces personnes afin de pouvoir venir en aide aux personnes lorsqu’elles en ont besoin.

Point positif, découvrir de nouveaux groupes sanguins permet également de faire avancer la recherche, notamment en cancérologie, neurologie ou dernièrement en rhumatologie. Thierry Peyrard raconte par exemple qu’il y a plusieurs années, deux sœurs et un frère – qui avaient tous un groupe sanguin rare – souffraient de troubles rhumatologiques depuis leur adolescence. « Jamais un médecin n’a pu comprendre la raison de leur trouble et finalement, on a compris quand on a découvert quel était leur groupe sanguin rare« , explique-t-il.

Ces dernières années, grâce aux séquences ADN, les découvertes de nouveaux groupes sanguins se sont accélérées. Les équipes de l’Etablissement français du sang enquêtent déjà sur une nouvelle piste, avec des résultats attendus pour 2026. 

Source : Un nouveau groupe sanguin découvert, pour le moment chez une seule personne | France Inter