C’est une victoire politique pour le président Lula qui en avait fait l’un des thèmes de sa campagne pour la présidentielle de 2022 : les Nations unies retirent le Brésil de la carte de la faim. Selon le rapport annuel de la FAO, 40 millions de Brésiliens sont sortis de l’insécurité alimentaire entre 2022 et 2024.
« Je suis l’homme le plus heureux au monde » : tout sourire, les larmes aux yeux, Lula se félicite de sa politique de combat contre la faim, taclant au passage sans le nommer son rival et prédécesseur à la présidence Jair Bolsonaro (2019-2022). « Je vous garantie que les données seront encore meilleures l’année prochaine. Car dans ce rapport de l’ONU, nous portons aussi le poids de l’année 2022, qui a été une très mauvaise année », a précisé le président brésilien.
L’objectif est donc atteint pour le président de la gauche brésilienne, de retour aux affaires après un passage dans le long désert juridique. En effet, le président brésilien Lula a été accusé à tord de corruption passive dans l’affaire dite des » car wash ». Condamné à douze ans de détention, il a passé plusieurs années derrière les barreaux avant de voir sa condamnation annulée par la Cour Suprême Brésilienne. Une décision qui permettra Lula d’avoir ses droits politiques restaurés et de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle de 2022, qu’il a remportée.
D’ailleurs lors de la campagne pour les Présidentielles, il en avait fait un de ses thèmes principaux lors de l’élection présidentielle de 2022 : donner à manger au peuple ! Deux ans après sa victoire sur le candidat de l’extrême droite Jair Bolsonaro, Luis Ignacio » Lula » Da Silva a réussi son pari. Selon le rapport annuel de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur la nutrition dans le monde, publié lundi 28 juillet, 40 millions de Brésiliens sont sortis de l’insécurité alimentaire modérée ou sévère entre 2022 et 2024, faisant chuter la part de la population touchée par ce fléau de 32,8 % à 13,5 %, soit près de 28,5 millions de personnes.

Le pays a ainsi pu sortir de la « carte de la faim », un planisphère des agences des Nations unies, qui teint en orange les pays dont plus de 2,5 % de la population ne consomme pas assez de calories pour mener une vie active. Selon les données onusiennes, ce taux a fortement reculé au Brésil, passant de 4,2 % en 2022 à moins de 2,5 % en 2024.
Ce n’est pas la première fois que le Brésil éradique ce fléau puisqu’il y était déjà parvenu en 2014, à la suite des deux premiers mandats de Lula. Seulement, après des coupes budgétaires des gouvernements Temer et Bolsonaro, mais aussi de la pandémie de Covid-19, la situation s’est à nouveau dégradée dans le pays.
Ces données de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) restent donc fragiles et ne prennent pas en compte la qualité de la nutrition. Car au Brésil, un quart de la population est obèse et un dixième souffre de diabète.
Au Brésil Lula en passe de gagner son objectif d’éradiquer la faim.
