Municipales 2026 : Les Outremers font le choix de la stabilité et du maintien.

Le premier tour des Elections Municipales 2026 s’est déroulé ce dimanche 15 mars. Ils étaient 323 935 électeurs en Guadeloupe appelés à voter pour le premier magistrat de leur ville et le taux de participation du premier tour des élections municipales et communautaires est de 52,41 %. Pour mémoire, il était en 2020 de 46,48 %. A l’issu de ce premier scrutin, vingt maires ont été réélus dès le premier tour, signe que les Guadeloupéens ont fait le choix de la stabilité et du maintien dans un moment de crise que l’archipel traverse. Même cas de figure dans les autres territoires ultramarins.

Dimanche 15 mars 2026, c’était le premier rendez-vous politiques des Français avant les grandes échéances électorales de 2027. 50,4 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales. Parmi elles, environ 48,7 millions d’électeurs étaient invités à se rendre dans les urnes pour choisir leur Maire. Une élection important pour les résidents des 34 955 communes du pays. Ce premier tour des élections municipales, marque une étape clé pour la gouvernance locale des six prochaines années.

Un premier tour marqué par un plus fort taux de participation tant au niveau national que dans les Outre-mer. Selon le Ministère de l’Intérieur, le taux de participation à 17h (heure Hexagone) était de 48,9% . Au final, selon les estimations, le taux de participation à l’échelle nationale s’est établi à environ 57 %. Un score en nette progression par rapport au scrutin de 2020 (44,7 %), marqué à l’époque par la crise sanitaire, mais qui reste en deçà des niveaux observés lors des précédentes décennies.

En Outre-mer, la participation au premier tour des élections municipales 2026 reste globalement proche de la moyenne nationale, tout en présentant des disparités selon les territoires. En effet, selon les chiffres,  le taux de participation a dépassé les 50% ce dimanche. La Réunion affiche une mobilisation légèrement supérieure avec environ 53 % de votants, tandis que la Martinique tourne autour de 49 %. En Guyane, la participation avoisine les 50 %, alors qu’à Mayotte elle dépasse légèrement les 55 %.

Pour autant, à l’échelle nationale, le premier tour des élections municipales 2026 a été marqué par une abstention élevée, comprise entre 42 % et 43 %. Malgré une participation en hausse par rapport à 2020, ce niveau confirme une tendance durable au désengagement d’une partie de l’électorat. Dans les territoires ultramarins, l’abstention reste globalement supérieure à la moyenne nationale. Elle avoisine ainsi les 50 % en Martinique et en Guyane, contre environ 47 % en Guadeloupe et à La Réunion, tandis que Mayotte affiche un niveau légèrement plus faible autour de 45 %. À l’échelle nationale, l’abstention se situe entre 42 % et 43 %, confirmant un écart persistant entre l’Hexagone et l’Outre-mer.

Au moins une centaine de maires ont été élus ou réélus dès le 1er tour, c’est près de la moitié du nombre total de maires ultramarins. La Réunion, la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane affichent le plus grand nombre de communes dispensées de second tour dimanche 22 mars. C’est donc le choix du maintien et la stabilité qu’ont fait les électeurs de ces territoires.

Si on prend l’exemple de la Guadeloupe, les échéances électorales ont été un peu mieux suivies qu’en 2020. Ils étaient 323 935 électeurs en Guadeloupe appelés à voter pour le premier magistrat de leur ville et le taux de participation du premier tour des élections municipales et communautaires est de 52,41 %. Pour mémoire, il était en 2020 de 46,48 %.

Photo source : Internet

vingt maires ont été élus dès le premier tour de scrutin.

C’est notamment le cas aux Abymes, où Éric Jalton est réélu avec 51,45 % des voix. À Baillif, Marie-Yveline Théobald épouse Ponchateau s’impose largement avec 64,82 %. À Basse-Terre, le maire sortant André Atallah conserve son siège avec 56,86 % des suffrages, tout comme Thierry Abelli à Bouillante (56,24 %).

À Capesterre-Belle-Eau, Jean-Philippe Courtois l’emporte nettement avec 59,73 %. Au Lamentin, Jocelyn Sapotille, également président de l’Association des maires de Guadeloupe, est reconduit avec 51,71 %. À Morne-à-l’Eau, Jean Bardail est réélu avec 53,55 %.

Au Moule, la doyenne des maires de Guadeloupe, Gabrielle Louis-Carabin, 80 ans, conserve son fauteuil avec 51,09 %. À Sainte-Rose, Adrien Baron signe l’un des scores les plus marquants du scrutin avec 87,20 %. À Petit-Bourg, Danid Nebor, soutenu par Guy Losbar, s’impose avec 60,61 %.

À Pointe-à-Pitre, Harry Durimel est réélu avec 57,47 %, tandis qu’à Petit-Canal, Blaise Mornal conserve son poste avec 53,71 %. Même dynamique à Pointe-Noire, où Camille Élisabeth est reconduit avec 54,76 %, et à Vieux-Habitants, où Jules Otto est réélu avec 63,80 %.

Du côté de Marie-Galante, deux communes sur trois ont choisi la continuité : à Capesterre, Jean-Claude Maës est reconduit avec 64,25 %, et à Saint-Louis, François Navis est réélu avec 58,48 %. À Terre-de-Haut, Louly Bonbon conserve également son siège avec 67,63 %.

C’est notamment le cas aux Abymes, où Éric Jalton est réélu avec 51,45 % des voix. À Baillif, Marie-Yveline Théobald épouse Ponchateau s’impose largement avec 64,82 %. À Basse-Terre, le maire sortant André Atallah conserve son siège avec 56,86 % des suffrages, tout comme Thierry Abelli à Bouillante (56,24 %).

À Capesterre-Belle-Eau, Jean-Philippe Courtois l’emporte nettement avec 59,73 %. Au Lamentin, Jocelyn Sapotille, également président de l’Association des maires de Guadeloupe, est reconduit avec 51,71 %. À Morne-à-l’Eau, Jean Bardail est réélu avec 53,55 %.

Au Moule, la doyenne des maires de Guadeloupe, Gabrielle Louis-Carabin, 80 ans, conserve son fauteuil avec 51,09 %. À Sainte-Rose, Adrien Baron signe l’un des scores les plus marquants du scrutin avec 87,20 %. À Petit-Bourg, Danid Nebor, soutenu par Guy Losbar, s’impose avec 60,61 %.

À Pointe-à-Pitre, Harry Durimel est réélu avec 57,47 %, tandis qu’à Petit-Canal, Blaise Mornal conserve son poste avec 53,71 %. Même dynamique à Pointe-Noire, où Camille Élisabeth est reconduit avec 54,76 %, et à Vieux-Habitants, où Jules Otto est réélu avec 63,80 %.

Du côté de Marie-Galante, deux communes sur trois ont choisi la continuité : à Capesterre, Jean-Claude Maës est reconduit avec 64,25 %, et à Saint-Louis, François Navis est réélu avec 58,48 %. À Terre-de-Haut, Louly Bonbon conserve également son siège avec 67,63 %.

Un second tour décisif dans plusieurs communes

Malgré cette vague de reconductions, plusieurs figures politiques devront passer par un second tour disputé le 22 mars.

À Baie-Mahault, Ary Chalus arrive en tête avec 32,4 %, mais devra affronter Michel Mado (30,9 %), renforcé par les reports de voix de Frédéric Théobald et Simon Vainqueur, ainsi que Sylvie Chamougon.

À Grand-Bourg de Marie-Galante, la maire sortante Maryse Etzol, en tête avec 48,26 %, devra confirmer face à Yohann Selbonne (43,75 %). À Goyave, Ferdy Louisy est en ballotage favorable avec 35,07 %, talonné par Jean-Luc Edom (33,91 %).

Même situation à Anse-Bertrand et à Port-Louis, où les maires sortants devront défendre leur bilan face à des adversaires bien installés. À Trois-Rivières, Jean-Louis Francisque (48,68 %) affrontera Jimmy Fausta (37,69 %), bénéficiant du report des voix du troisième candidat.

Au Gosier, le scrutin reste particulièrement ouvert après une campagne marquée par des tensions. Michel Hotin devra affronter une opposition renforcée autour de Sylvain Keeter. À Gourbeyre, Claude Edmond devra composer avec deux candidatures féminines, Fabienne Thomas et Marguerite Civis.

À Sainte-Anne, le second tour opposera également trois candidats, tandis qu’à Saint-François, Jean-Luc Perrian devra faire face à Sophie Péroumal et Teddy Mary. Enfin, à La Désirade, le maire sortant Loïc Tonton est opposé à l’ancien édile Jean-Claude Pioche.

Un second tour décisif dans plusieurs communes

Malgré cette vague de reconductions, plusieurs figures politiques devront passer par un second tour disputé le 22 mars.

À Baie-Mahault, Ary Chalus arrive en tête avec 32,4 %, mais devra affronter Michel Mado (30,9 %), renforcé par les reports de voix de Frédéric Théobald et Simon Vainqueur, ainsi que Sylvie Chamougon.

À Grand-Bourg de Marie-Galante, la maire sortante Maryse Etzol, en tête avec 48,26 %, devra confirmer face à Yohann Selbonne (43,75 %). À Goyave, Ferdy Louisy est en ballotage favorable avec 35,07 %, talonné par Jean-Luc Edom (33,91 %).

Même situation à Anse-Bertrand et à Port-Louis, où les maires sortants devront défendre leur bilan face à des adversaires bien installés. À Trois-Rivières, Jean-Louis Francisque (48,68 %) affrontera Jimmy Fausta (37,69 %), bénéficiant du report des voix du troisième candidat.

Au Gosier, le scrutin reste particulièrement ouvert après une campagne marquée par des tensions. Michel Hotin devra affronter une opposition renforcée autour de Sylvain Keeter. À Gourbeyre, Claude Edmond devra composer avec deux candidatures féminines, Fabienne Thomas et Marguerite Civis.

À Sainte-Anne, le second tour opposera également trois candidats, tandis qu’à Saint-François, Jean-Luc Perrian devra faire face à Sophie Péroumal et Teddy Mary. Enfin, à La Désirade, le maire sortant Loïc Tonton est opposé à l’ancien édile Jean-Claude Pioche.

Photo source : internet

Le même choix dans les autres territoires ultramarins :

Le constat est le même en Martinique, en Guyane, à la Réunion et dans le reste des territoires ultramarins.

En effet, En Martinique, vingt maires ont été élus dès le premier tour. Parmi eux, ceux de Grand-Rivière, Le Diamant, Ducos, Le Marin, Rivière-Pilote, Le Lorrain, Saint-Joseph, Basse-Pointe, Saint-Esprit, Sainte-Marie, Sainte-Luce, Le Vauclin et Rivière-Salée. À Fonds-Saint-Denis, Henri Romana retrouve son fauteuil après un mandat d’absence. Au François, Lionel Grandin s’impose et succède à Samuel Tavernier, décédé en janvier.

En 2020, vingt-sept maires avaient été élus dès le premier tour. Cette année, le nombre de ballottages progresse, conséquence notamment de divisions au sein de certaines majorités sortantes, comme à Schœlcher ou à Ajoupa-Bouillon. À Fort-de-France, aucune liste ne s’impose : Didier Laguerre arrive en tête, mais devra affronter Francis Carole, Steeve Moreau et Nathalie Jos au second tour. Au Robert, Félix Mérine, ancien patron de yole et conseiller territorial, crée la surprise pour sa première candidature avec 4 134 voix, devançant le maire sortant Farell François-Augrin. Claude Bellune complète la triangulaire. Au total, quatorze communes restent en suspens à l’issue du premier tour.

Guyane : 16 maires élus dès le premier tour

En Guyane, soixante-sept listes étaient en lice. Seize maires ont été élus dès le premier tour. À Grand-Santi, Ouanary et Saint-Élie, où une seule liste était présentée, Félix Dada, Alain Mesmin et Véronique Jacaria sont réélus avec 100 % des suffrages. À Awala-Yalimapo, Josy Joseph l’emporte avec 55 % face à Jean-Paul Fereira, en poste depuis 2001. À Cayenne, Sandra Trochimara s’impose largement avec 72,40 %. Plusieurs communes, dont Kourou, Mana, Maripasoula, Matoury, Montsinéry-Tonnegrande et Saint-Laurent-du-Maroni, se départageront au second tour.

Saint-Pierre-et-Miquelon : des réélections sans surprise

À Miquelon-Langlade, seul en lice, Franck Detcheverry est réélu avec une participation de 66,8 %. À Saint-Pierre, Yannick Cambray l’emporte nettement face à Martin Detcheverry avec 71,72 % des voix.

Polynésie : la stabilité domine malgré quelques basculements

En Polynésie française, la stabilité prévaut globalement. Oscar Temaru est réélu à Faa’a pour un huitième mandat. Marcel Lisan s’impose à Huahine (57,7 %), Benoît Kautai à Nuku Hiva (64,1 %), tandis que Tearii Alpha et Damas Teuria conservent respectivement Teva i Uta et Mahina. À Paea, en revanche, Antony Géros perd son siège dès le premier tour, battu par Tepuaraurii Teriitahi (51,4 %). À Papeete, quatre listes s’affronteront au second tour.

Nouvelle-Calédonie : des équilibres en recomposition

En Nouvelle-Calédonie, la participation atteint 56,08 %, en légère hausse par rapport à 2020. Huit communes sur trente-trois sont fixées dès le premier tour. À Nouméa, Sonia Lagarde échoue de justesse avec 49,98 % et devra affronter Virginie Ruffenach et Philippe Dunoyer. À Dumbéa et au Mont-Dore, les maires sortants sont devancés par des candidats soutenus par les Loyalistes. À Poindimié, Patrick Watanabe prend l’avantage sur Paul Néaoutyine, en poste depuis trente-sept ans. Plusieurs communes, dont Lifou, Hienghène, Touho et Yaté, basculent du côté UC-FLNKS.

La Réunion : treize maires reconduits

À La Réunion, treize maires sur vingt-quatre sont réélus dès le premier tour. À Saint-Denis, Ericka Bareigts s’impose avec plus de 61 %. Johny Payet (La Plaine-des-Palmistes), Jeannick Atchapa (Bras-Panon), Patrick Lebreton (Saint-Joseph), Michel Vergoz (Sainte-Rose), Mathieu Hoarau (L’Étang-Salé) ou encore Serge Hoareau (Petite-Île, 79,36 %) conservent leurs sièges. Olivier Hoarau obtient 80,46 % au Port et Patrick Selly 65,20 % à Saint-Benoît. À L’Entre-Deux, Camille Clain devient la seule nouvelle maire élue dès le premier tour, avec 52,15 %, en battant le sortant Bachil Valy.

Mayotte : entre reconductions et tensions

À Mayotte, Ambdilwahedou Soumaila est réélu à Mamoudzou avec 60,8 %. Mohamadi Madi Ousseni conserve Chiconi, tandis que Saïd Maanrifa Ibrahima entame un troisième mandat à M’tsangamouji (58,5 %). À Koungou, Saïd Raos Ahamadi arrive en tête avec 26,9 %, dans une configuration très ouverte où cinq listes restent en lice. Le scrutin a été marqué par des tensions et des incidents dans plusieurs bureaux de vote, notamment à Mbouanatsa.

Un deuxième très attendu :

Au terme de ce premier tour, une tendance se dessine clairement à travers l’ensemble des territoires ultramarins : entre stabilité et recompositions locales, les électeurs ont à la fois reconduit des figures bien installées et ouvert des espaces d’incertitude dans plusieurs communes clés. Si certains bastions confirment leur ancrage politique, la multiplication des ballottages traduit aussi des équilibres plus fragiles et des rapports de force en évolution.

Dans un contexte marqué par des tensions sociales, économiques et institutionnelles, ce scrutin révèle une attente forte des populations, tiraillées entre le besoin de continuité et l’envie de renouvellement. Le second tour s’annonce donc décisif pour trancher ces dynamiques et dessiner les nouvelles cartes politiques locales, territoire par territoire.

Rendez-vous donc dimanche 22 mars pour connaitre le nom des vainqueurs de ce deuxième tour palpitant.