La Pool Art Fair, plus grand salon d’art contemporain des Antilles françaises, a fait son grand retour pour une 17ᵉ édition. Fidèle à son rendez-vous au terminal de croisière depuis 2014, l’événement a réuni cette année plus de 170 artistes répartis sur 61 stands. Pendant trois jours, plus de 7 000 visiteurs sont venus découvrir une création caribéenne riche, audacieuse et résolument tournée vers l’avenir.
En Guadeloupe, s’il y a bien un événement qui marque le début des grandes vacances, c’est la Pool Art Fair. Chaque année, des milliers de passionnés d’art, de curieux et de familles s’y donnent rendez-vous pour célébrer la création sous toutes ses formes.
Pour ceux qui n’en auraient jamais entendu parler, la « Pool », comme l’appellent les habitués, est bien plus qu’une simple exposition. C’est le plus grand rendez-vous artistique de Guadeloupe, mais aussi l’un des plus importants des Antilles-Guyane. Mieux encore, il s’agit du seul salon international consacré à l’art contemporain dans toute la Caraïbe.
Pour cette 17ᵉ édition, l’événement a une nouvelle fois investi le terminal de croisière de Pointe-à-Pitre. Depuis sa cinquième édition, ce lieu emblématique se transforme, le temps de trois jours, en une immense galerie où se rencontrent artistes, collectionneurs, amateurs d’art et simples visiteurs. Une manière de redonner à Pointe-à-Pitre son identité de ville d’art, de culture et d’histoire.
Créée à New York en 2004 avant de s’implanter en Guadeloupe en 2009, la Pool Art Fair est une initiative de l’association Frère Independent, portée par l’artiste plasticien guadeloupéen Thierry Alet, formé notamment au Pratt Institute de Brooklyn, à New York.
À l’image des grandes foires d’art contemporain organisées aux quatre coins du monde, la Pool Art Fair est à la fois un espace d’échanges culturels et un véritable marché de l’art. Son ambition est de créer des passerelles entre les artistes, les collectionneurs, les institutions, les professionnels de la culture et le grand public, tout en rendant la création contemporaine accessible au plus grand nombre.
Depuis ce vendredi 26 juin et jusqu’au dimanche 28 juin, les visiteurs peuvent parcourir les allées du terminal de croisière à la découverte de centaines d’œuvres présentées par 170 artistes et galeries venus de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, d’Haïti, d’Antigua-et-Barbuda, du Brésil, du Canada, des États-Unis, de l’Hexagone, de Belgique, du Maroc, du Sénégal, du Cameroun, de Sao Tomé-et-Principe, du Gabon et de Madagascar.

Pool Art Fair, l’histoire :
L’histoire de la Pool Art Fair commence à New York. Inspiré par l’esprit du Salon des Indépendants lancé par le peintre Gustave Courbet au XIXᵉ siècle, le projet voit le jour en 2000 sous le nom de New York Independent Art Fair. Quatre ans plus tard, il prend officiellement le nom de Pool Art Fair, avec une ambition claire : offrir une véritable vitrine aux artistes qui ne sont pas représentés par une galerie et leur permettre de rencontrer directement le public et les collectionneurs.
L’aventure guadeloupéenne débute en 2009. D’abord accueillie à la galerie T&T Art Contemporain, à Basse-Terre, puis à Manioukani, à Bouillante, la Pool Art Fair s’installe ensuite à l’hôtel Fleur d’Épée avant de trouver, dès sa cinquième édition, son écrin idéal : le terminal de croisière de Pointe-à-Pitre.
Un choix qui marque un véritable tournant. Grâce à cet espace plus vaste, le salon peut accueillir toujours plus d’artistes, de galeries et de visiteurs. En quelques années, des dizaines de milliers de personnes ont franchi ses portes, faisant de la Pool Art Fair bien plus qu’une exposition : un rendez-vous culturel majeur où la Guadeloupe dialogue avec la Caraïbe et le reste du monde.
Année après année, l’événement poursuit son ascension. Aujourd’hui, la Pool Art Fair s’est imposée comme le rendez-vous incontournable de l’art contemporain en Guadeloupe, l’une des plus importantes foires artistiques des Antilles françaises et une référence culturelle à l’échelle de toute la Caraïbe.

Pour cette 17ᵉ édition, la Pool Art Fair voit les choses en grand. Les 1 300 m² du Hall 4 du terminal de croisière de Pointe-à-Pitre accueillent 170 artistes répartis sur 61 stands. Peintures, sculptures, photographies, installations, arts numériques ou encore œuvres monumentales : pendant trois jours, le public est invité à découvrir toute la richesse de la création contemporaine caribéenne et internationale. Les organisateurs espèrent accueillir entre 7 000 et 8 000 visiteurs, preuve que la Pool Art Fair est devenue, au fil des années, un rendez-vous culturel incontournable en Guadeloupe.
Ainsi, pendant ces trois jours, artistes, curateurs, marchants, collectionneurs mais aussi public lambda vont se croiser pour admirer, discuter des oeuvres exposées, comme en témoignent nos photos postées ci-dessous.

Barthélémy Toguo, invité d’honneur de l’édition 2026
S’il y a un nom qui attire particulièrement les regards cette année, c’est bien celui de Barthélémy Toguo. L’artiste camerounais est l’invité d’honneur de cette 17ᵉ édition de la Pool Art Fair. Une présence qui confirme, une fois de plus, l’ambition internationale du salon guadeloupéen.
Installé entre Paris et Bandjoun, au Cameroun, Barthélémy Toguo est considéré comme l’une des figures majeures de l’art contemporain mondial. Peintre, dessinateur, sculpteur, performeur et créateur d’installations monumentales, il développe depuis plus de trente ans une œuvre à la fois engagée et profondément humaniste.
À travers ses créations, l’artiste interroge les grands enjeux de notre époque : les migrations, les frontières, les identités, les inégalités entre le Nord et le Sud ou encore les relations entre l’homme, la nature et les territoires. Une œuvre à la fois poétique et politique qui lui a valu une reconnaissance internationale, jusqu’à être nommé Artiste pour la paix par l’UNESCO. Au Cameroun, il est également le fondateur de Bandjoun Station, un centre d’art contemporain devenu un véritable lieu de création, de recherche et de transmission pour les artistes africains et internationaux.
Mais si Barthélémy Toguo est aujourd’hui une référence mondiale, son lien avec la Guadeloupe ne date pas d’hier. Selon Thierry Alet, fondateur de la Pool Art Fair, cette invitation est avant tout l’histoire d’une amitié et d’un dialogue artistique construit au fil des années.
Depuis les années 1990, l’artiste suit avec attention le travail des créateurs guadeloupéens. Il avait notamment apporté son soutien à l’exposition KREOL Factory à La Villette, alors présidée par Jacques Martial. C’est à cette occasion qu’il a noué des liens avec plusieurs figures de la scène artistique locale, parmi lesquelles Thierry Alet, Cynthia, directrice adjointe de la Culture au Département et fondatrice de l’association Artistik Rézo, Audrey Phibel, Jean-François Boclé et de nombreux autres artistes de l’archipel.
Et Barthélémy Toguo n’a pas fait le déplacement seul. Pour cette édition, il est venu accompagné de plusieurs artistes internationaux qu’il souhaite faire découvrir au public guadeloupéen, parmi lesquels la photographe et plasticienne malgache Malala Andrialavidrazana ainsi que l’artiste franco-américain Alexis Peskine. Une manière de faire de la Pool Art Fair un véritable carrefour des cultures, où les regards venus d’Afrique, de la Caraïbe, d’Europe et de l’océan Indien se rencontrent et dialoguent.

Vous l’aurez compris, cette 17ᵉ édition confirme le succès grandissant de la Pool Art Fair. Plus qu’un simple salon d’art, elle s’impose désormais comme un rendez-vous culturel incontournable en Guadeloupe et comme l’une des vitrines majeures de la création contemporaine dans la Caraïbe.
Voici notre photo reportage :








