Alors qu’il est candidat à la Mairie de Baie-Mahault tout en occupant le poste de Président de Région, Ary Chalus a de nouveau rendez-vous avec les tribunaux. comparaîtra en juin 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est poursuivi pour détournement de fonds publics dans une affaire d’emplois présumés fictifs liés à sa compagne et à sa fille qu’il a rémunérées comme ses collaborateurs parlementaires. Ces dernières sont également renvoyées devant le tribunal pour recel.
Ary Chalus aurait-il une histoire d’amour passionnelle avec les Tribunaux ? Il semblerait ! On constate que l’actuel président de la Région Guadeloupe enchaîne les rendez-vous judiciaires et les condamnations.
Alors qu’il est candidat à la Mairie de Baie-Mahault sous une liste réunissant des figures notables de la ville économique et qu’il encore Président de la Région Guadeloupe [ ce qui est questionnable]. Président est poursuivi pour détournement de fonds publics dans une affaire d’emplois présumés fictifs liés à sa compagne et à sa fille qu’il a rémunérées comme ses collaborateurs parlementaires. Ces dernières sont également renvoyées devant le tribunal pour recel.
Selon un « avis à victime » enregistré le 20 janvier 2026 par la Ville de Baie-Mahault et consulté par notre rédaction, l’affaire serait examinée une première fois par la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris le 11 mars 2026. Les audiences au fond se tiendraient ensuite les 24, 25 et 29 juin 2026.
Des faits présumés entre 2012 et 2017
Dans ce dossier instruit par le Parquet national financier, Ary Chalus serait poursuivi pour des faits présumés de détournement de fonds publics entre 2012 et 2017, alors qu’il exerçait un mandat de député.
Selon les éléments judiciaires consultés, il lui serait reproché d’avoir, en qualité de parlementaire, détourné des crédits destinés à la rémunération et aux déplacements de collaborateurs. Les montants évoqués porteraient notamment sur :
- 96 135,23 euros au titre d’un usage jugé non conforme de l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) ;
- 47 431,60 euros liés à des remboursements de frais par la Ville de Baie-Mahault, alors qu’il cumulait les fonctions de maire et de député.
Les poursuites s’appuieraient sur les articles 432-15 et 432-17 du Code pénal, relatifs au détournement de fonds publics.
Des membres de sa famille également renvoyés
Deux autres personnes seraient renvoyées devant le tribunal correctionnel.
Sa fille, Nathalia Chalus, présentée comme ayant été employée à plein temps au sein de la société parisienne Logadom, spécialisée dans la programmation informatique, tout en étant rémunérée en partie comme collaboratrice parlementaire, serait poursuivie pour recel de détournement de fonds publics. Il lui serait reproché d’avoir perçu 67 861,92 euros ainsi que 6 580 euros de frais de déplacement.
Francette Gourdine-Bachou, compagne du député et également citée dans la procédure, serait renvoyée pour des faits similaires de recel, portant sur 27 603,60 euros de rémunération et 9 919 euros de frais de voyage.
Les faits qui leur seraient reprochés viseraient les articles 321-1, 432-15 et 432-17 du Code pénal.
L’audience de mise en état serait fixée au mercredi 11 mars 2026 à 13h30, au tribunal judiciaire de Paris. Les audiences au fond seraient programmées les 24, 25 et 29 juin 2026.
À ce stade de la procédure, les faits resteraient présumés et les personnes poursuivies bénéficieraient de la présomption d’innocence. Le procès devrait permettre d’examiner en détail les conditions d’utilisation des crédits parlementaires et la réalité des emplois concernés. Ary Chalus encourrait jusqu’à dix ans d’emprisonnement et un million d’euros d’amende.
Toujours est-il qu’après sa condamnation en appel pour financement illégal de campagne dossier actuellement entre les mains de la Cour de cassation cette nouvelle procédure viendrait fragiliser un peu plus l’ancien député. Pour rappel, la cour d’appel de Basse-Terre avait confirmé le mardi 20 mai la culpabilité d’Ary Chalus pour abus de confiance et dépassement du plafond de son compte de campagne lors des régionales de 2015. Le président de la Région a été condamné à deux ans de prison avec sursis, plusieurs amendes d’un montant dépassant les 25.000€ et il est interdit de diriger une association. Cependant, il a pu conserver son poste. Retour sur cette ici : Ary Chalus condamné lors de son procès en appel à deux ans d’inéligibilité mais il garde son poste de président de la Région Guadeloupe. – The Link Fwi
Une séquence judiciaire qui ne serait pas sans rappeler certaines affaires politico-financières retentissantes, dont la plus emblématique demeure l’affaire Fillon ou plus récemment celle de Nicolas Sarkozy condamné et détenu à la Prison de la Santé pendant 21 jours.
Malheureusement on connaît la justice avec les personnalités politiques, les procédures sont longues et les condamnations jamais à la hauteur des actes commis.

