Guerre en Ukraine : les deux Guyanais sont rentrés en France

Après plusieurs jours d’angoisse et de démarches diplomatiques, les deux jeunes Guyanais détenus en Ukraine pour désertion ont regagné la France ce samedi. Recrutés via les réseaux sociaux pour rejoindre le front ukrainien, leur engagement a rapidement viré au cauchemar, mettant en lumière les zones d’ombre du recrutement de volontaires étrangers dans un conflit de haute intensité.

C’est une histoire qui se finit bien. Les deux Guyanais emprisonnés en Ukraine pour désertion sont arrivés à Paris ce samedi 10 janvier . Pour rappel,  deux jeunes auraient rejoint l’Ukraine après avoir été approchés via les réseaux sociaux. Leur recrutement se serait fait par l’intermédiaire de contacts basés au Brésil. Selon le média France-Guyane, M. et S. se seraient engagés dans ce conflit après avoir essuyé un refus de l’armée française. Contactés sur les réseaux sociaux par des recruteurs brésiliens, ils se voient proposer un contrat de six mois. Selon le site officiel de recrutement de l’unité ukrainienne concernée, les rémunérations annoncées oscillent entre 1 400 et 3 300 dollars mensuels. À ce stade, la nature exacte des engagements contractuels reste inconnue.

À leur arrivée sur le territoire ukrainien, ils auraient été pris en charge par des recruteurs liés à une organisation paramilitaire baptisée « La Revanche internationale », structure spécialisée dans la formation de volontaires étrangers engagés dans le conflit. Après avoir quitté le front depuis près de quinze jours, les deux Guyanais ont été arrêtés et sont actuellement détenus par les autorités ukrainiennes pour désertion.

Une fois en Ukraine, les deux ressortissants guyanais auraient signé des contrats rédigés en ukrainien, sans en comprendre la langue ni la portée réelle des engagements souscrits. Rapidement confrontés à la brutalité du front, ils auraient, comme d’autres combattants étrangers avant eux, choisi de déserter.

En effet toujours selon le quotidien guyanais, après un passage sur le front, dans des conditions climatiques extrêmes, sous un épais manteau de neige, les deux jeunes Guyanais auraient décidé de prendre la fuite en direction de la Moldavie. S’ils parviennent à franchir la frontière, ils sont rapidement interpellés par les autorités moldaves, puis remis aux autorités militaires ukrainiennes. Accusés de désertion, ils sont alors transférés à Kyiv, capitale de l’Ukraine.

En fuite, ils seraient parvenus à franchir la frontière moldave avant d’être interpellés par les forces de l’ordre locales, puis remis aux autorités militaires ukrainiennes.

Les familles, inquiètes de leur situation, ont alors saisi le député Jean-Victor Castor. Le parlementaire guyanais expliquait avoir rapidement alerté les autorités françaises afin d’obtenir des informations et une prise en charge du dossier. L’ambassade de France avait pu établir un contact avec l’un des deux jeunes. 

Jusqu’à très récemment, Les officiers de la structure paramilitaire avaient récupéré leurs passeports, ce qui rendait l’action diplomatique difficile. Toutefois, ont finalement pu les récupérer et obtenir l’accord de quitter le pays. Ces dernières heures, ils auraient ainsi quitté l’Ukraine en bus avant d’embarquer sur un vol à destination de Paris, où ils sont arrivés ce samedi.

Dans un communiqué, le député de la première circonscription, Jean Victor, affirme que « c’est un immense soulagement pour leurs familles, qui ont traversé une période d’angoisse et d’incertitude ». Il ajoute : « Nous restons mobilisés afin que des campagnes de prévention et des mesures spécifiques soient mises en place pour prévenir ce type de recrutement et protéger nos concitoyens. »

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