C’est devenu l’un des événements marquants du carnaval de la Guadeloupe. Le traditionnel Mas Maten du Point d’Interrogation. Comme chaque année, le public a répondu présent pour ce grand déboulé populaire mêlant le Mas Kongo et celui dit Karayib. Retour en vidéo et en photos sur l’édition 2026.
C’est devenu l’un des événements marquants du carnaval de la Guadeloupe. Le public, sans pour autant être membre d’un groupe de carnaval à la possibilité de déboulé dans les rues au son du Point d’Interrogation, groupe à l’origine de cette festivité désormais populaire.
Samedi 14 février, la Guadeloupe s’est réveillée au rythme du Mas Maten Kongo Karayib. Des Abymes à Pointe-à-Pitre, jusqu’au Gosier, des milliers de corps ont envahi la route, transformant l’aube en un immense déboulé sauvage, porté par les tambours, les conques de lambis et la sueur.
Le déboulé, car oui en Guadeloupe, les Mas a Po ne défilent pas, est ouvert par le mas Kongo (en pagne et « gwo siwo ») et clôturé par le mas Karayib (en cordes, calebasse et enduit de roucou). Une belle marée humaine en harmonie qui a ravi les spectateurs, massés le long du parcours.
Très tôt, la foule s’est formée. Visages noircis au gwòs siwo, regards concentrés, pas déjà marqués par le tempo, les carnavaliers ont pris la rue comme on entre dans un rituel. Certains avaient fait le voyage depuis la métropole, juste pour être là, pour sentir cette vibration unique que seul le Kongo Karayib sait faire naître.
Quand le signal est tombé, plus rien n’a tenu. La masse s’est mise en marche, compacte, électrique, secouée par des rythmes bruts qui frappaient les murs et faisaient vibrer le sol. Chaque pas, chaque cri, chaque coup de tambour poussait la transe un peu plus loin.
Le Mas Maten Kongo Karayib a, une fois encore, prouvé qu’il est bien plus qu’un simple défilé : c’est une onde, une mémoire en mouvement, un peuple qui se rassemble. Ce matin-là, le carnaval n’a pas seulement traversé la ville — il l’a possédée.
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