ISTWA A MAS : Mas Ay : Le son qui bouscule le Mas a Po

ISTWA A MAS : Mas Ay : Le son qui bouscule le Mas a Po

Le Carnaval entre dans sa dernière ligne droite… et l’intensité est à son maximum. Qui dit Mas, dit Istwa a Mas. La série culte sur les Mas a Po de Guadeloupe revient pour une saison 6 explosive. Pour ce premier épisode, focus sur Mas Ay, le groupe qui, en seulement trois ans, a imposé sa signature et bousculé les codes du Mas a Po. Plongez au cœur d’une association portée par une musique unique, une énergie collective qui l’impose dans les déboulés de Pointe-à-Pitre.

À l’image du territoire, le carnaval de la Guadeloupe est à son apogée. Il se dévoile, le monde entier le découvre et l’apprécie, au point de figurer dans le top 10 des plus beaux carnavals du monde. Autant dire que le carnaval est une véritable vitrine pour le territoire, où le tourisme joue un rôle clé dans le tissu économique local.

D’ailleurs pour information, en Guadeloupe, à la différence des autres pays où le Carnaval est une période festive assez courte, le nôtre fluctue. Tout est question d’année et de calendrier. Ainsi, il peut y avoir des saisons carnavalesques plus longues que d’autres, avec des carnavals qui durent un mois voire un mois et demi et même deux mois.    

Contrairement aux autres carnavals du Monde, qui ont lieu au cours de la période dite des  » Jours Gras », en Guadeloupe et dans ses dépendances, celui-ci commence dès la première semaine du mois de janvier, parfois même dès le 1er janvier et peu s’étendre, comme nous le disions, jusqu’en Février et même en fonction de l’année, jusqu’en Mars. Durant cette période très marquée, chaque week-end, des défilés sont organisés à travers tout l’archipel et les différentes communes rivalisent entre elles pour organiser la plus belle parade de la saison.  

Toutefois au-delà de l’aspect économique, le carnaval est la période que les guadeloupéens ne rateraient pour rien au monde. C’est la période où les groupes se défient en termes de musicalité, de déguisement et de couleurs. Le mot d’ordre : être original ! C’est aussi le moment durant lequel, les Gwoup à Po sont de sortie et présentent les différents déguisements traditionnels.

Qu’est-ce que le Mas a Po ?

Dans une définition simple, on peut dire que le Mas a Po est un groupe de carnaval qui utilise des tambours faits de peau d’animal, généralement des peaux de kabris (chèvres) bœufs, mais moins récurrent. Ils utilisent aussi des chachas (maracas) et des conques à lambi ( konn a lambi). Sur la région Pointoise, nous trouvons des mas a po dits “ mas a Senjan “ parmi lesquels : Akiyo, Mas ka Klé, Le Pwen, VIM, Klé La; tandis que sur la région basse-terrienne, notamment dans la ville de Basse-Terre, la musique jouée par l’un des seuls groupes du chef-lieu est le Mas Gwo Siwo, qui est jouée par VOUKOUM.

Leur musique héritée du gwoka est vigoureuse et ces groupes sont souvent surpeuplés : Mas a Po sé mas a pèp la. Présents dans le paysage
carnavalesque depuis les années 1960, les Mas a po continuent de marquer la culture guadeloupéenne. Sans prétention, ce sont les mas a po qui font l’originalité du carnaval de la Guadeloupe et qui font que celui-ci soit unique en son genre.

Pour les premières formations musicales carnavalesques Mas a po, l’objectif était de permettre à la classe populaire des îles de la Guadeloupe de participer au carnaval qui était célébré principalement par la classe bourgeoise locale qui intégrait des formations carnavalesques dites à caisses claires “ beaucoup plus strass et paillettes, et à plumes”. Ainsi du strass et paillettes, les membres des gwoup a po crééent des costumes dits “ linj a mas “ à partir d’éléments naturels présents dans la nature et dans le quotidien : des éléments végétaux, minéraux, synthétiques, animaux : roukou, gwo siwo, tissus, autres vieux draps, vêtements usagés, feuilles de bananiers etc. Ces costumes donneront naissance aux masques traditionnels du carnaval de la Guadeloupe : Mas a lanmò, mas a fwèt, mas a miwa, mas a kongo, mas a ruban, mas a hangnyon, mas a lous, mas a woukou, mas a zonbi etc.

Le Carnaval entre dans sa dernière ligne droite… et l’intensité est à son maximum. Qui dit Mas, dit Istwa a Mas. La série culte sur les Mas a Po de Guadeloupe revient pour une saison 6 explosive.

The Link Fwi développe une série de reportages unique en son genre, composée de trois épisodes par an, entièrement consacrée aux Mas a Po, véritables colonnes vertébrales du carnaval guadeloupéen.

Dès la première saison, la série adopte une approche immersive : des tournages “inside”, au cœur des groupes, au plus près des fondateurs, des musiciens, des couturières, des porteurs de fouet et des membres. Istwa a Mas ne se contente pas de montrer les déboulés ; la série raconte la vie des groupes de l’intérieur : les répétitions, les ateliers couture, les réunions, les tensions, les rires, l’engagement associatif, tout ce qui fait battre le cœur des gwoup a po bien avant le dimanche gras.

À travers chaque épisode, c’est à la fois l’histoire du Mas a Po qui se dévoile, et celle des groupes qui le font vivre, génération après génération.

La saison 1, tournée en 2019, a mis en lumière Pwen La, Nasyon a Nèg Mawon et Mas Ka Klé. En 2020, la saison 2 a poursuivi ce travail de mémoire avec Ti Kanno, VIM et Klé La. Après une pause forcée due à la pandémie de Covid-19, Istwa a Mas est revenu avec une saison consacrée à des groupes mythiques tels que 50/50, Mas a Wobè et Voukoum, avant une saison plus resserrée mettant en avant Moun Ki Moun et Chenn La. La saison 5 a marqué un tournant : célébration des 35 ans du Point d’Interrogation, mais aussi mise en lumière d’une nouvelle génération avec NUKILA – MAS 2.0, symbole du renouveau du Mas a Po.

Pour ce premier épisode de cette saison 6, focus sur Mas Ay. Créé en 2023 par Sébastien Nobin, musicien professionnel et ancien membre de Mas Ka Klé, la formation est située à la Cour Charneau, lieu notable de la zone Pointoise. En seulement trois ans, le groupe a imposé sa signature et bousculé les codes du Mas a Po. Plongez au cœur d’une association portée par une musique unique, une énergie collective qui l’impose dans les déboulés de Pointe-à-Pitre.

Voici notre photoreportage :

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